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Maison & Objet septembre 2026 : que faut-il retenir ? Le regard d’une architecte.

11 sept.
4 min de lecture

Maison&Objet, ce n’est pas seulement l’occasion de repérer les prochaines tendances déco. En tant qu’architecte, j’y regarde surtout ce que les couleurs, les matières, les formes et les mises en scène racontent de notre manière d’habiter demain.

Et cette édition de septembre 2026 confirme quelque chose : après des années d’intérieurs très sages, on veut à nouveau de la personnalité, de la matière et des espaces qui provoquent une émotion. Voici les 5 tendances que je retiens de Maison&Objet septembre 2026 et quelques conseils pour les adopter chez vous.


Hélène Szereda Architecte Angers

1. Le vert reste la star, mais il s’intensifie.

Le vert n’a clairement pas dit son dernier mot. Mais les nuances évoluent. On s’éloigne progressivement des verts sauge et eucalyptus pour aller vers des verts laurier, fougère ou forêt, plus profonds et enveloppants.

Même mouvement du côté des rouges : toujours très présents, ils glissent vers des nuances aubergine et prune. On observe tout doucement une transition vers… le violet. Oui, oui. Une couleur particulièrement intéressante lorsqu’elle dialogue avec le vert.

Après les palettes terreuses et désaturées, la couleur reprend doucement en intensité.


Comment l’adopter ? Ne cherchez pas forcément tout de suite à repeindre toute votre maison. Un vert profond peut permettre de souligner une menuiserie, envelopper une petite pièce ou créer un point focal. Et surtout, testez toujours vos couleurs dans votre propre lumière : orientation, matériaux et éclairage artificiel peuvent complètement transformer une nuance.

2. Le rideau devient architecture.

Le rideau quitte la fenêtre pour investir véritablement l’espace. Il habille un mur à la place d’un papier peint, dissimule un rangement, sépare deux fonctions ou permet de cloisonner sans construire. Il se déploie du sol au plafond, se plisse généreusement et peut même se raccourcir volontairement, presque comme un volant. Le textile apporte alors du mouvement, de la souplesse et une dimension enveloppante presque théâtrale.

Le rideau n’est plus seulement un habillage. Il devient un élément architectural.


Comment l’adopter ? Privilégiez un rail fixé au plafond ou dissimulé dans un élément menuisé pour renforcer la hauteur. Et soyez généreux sur la quantité de tissu : un rideau trop tendu perd justement ce relief recherché. Si vous avez peur de vous tromper sur les motifs, visez la texture.

3. Le végétal devient sculptural.

La petite plante posée sur une étagère laisse de plus en plus la place à des végétaux spectaculaires. Moins de plantes, mais plus grandes. Une plante presque aussi imposante qu’un arbre devient un point focal. Et son pot suit le mouvement : sculptural, texturé, surdimensionné, il n’est plus quelque chose que l’on cherche à cacher. En architecture, cela implique aussi de penser la plante dès le plan, au même titre qu’un meuble fixe, un radiateur ou une ouverture.

La plante n’est plus l’objet ajouté dans le coin vide à la fin. Elle participe à la composition architecturale.


Comment l’adopter ? Plutôt que de disperser dix petites plantes, choisissez un emplacement stratégique visible depuis plusieurs perspectives et installez-y un végétal à l’échelle de la pièce. Vérifiez évidemment son exposition et ses besoins avant de choisir l’espèce. Puis assumez son contenant : le pot peut devenir un véritable objet sculptural.

4.  Le maximalisme est bien installé.

Motifs en all-over, superpositions de textures, couleurs profondes, rideaux généreux, objets surdimensionnés… Maison&Objet confirme une véritable envie de spectacle et d’immersion. Mais maximalisme ne signifie pas accumulation aléatoire. Lorsqu’il est maîtrisé, les couleurs dialoguent, les matières se répondent et les différences d’échelles donnent du rythme.

Un maximalisme réussi n’est ni une cacophonie ni une surcharge. C’est un espace cohérent, enveloppant et immersif.


Comment l’adopter ? Commencez par définir un fil conducteur : une palette de couleurs, une matière ou un motif récurrent. Vous pourrez ensuite superposer les éléments sans perdre la cohérence générale. Et surtout, travaillez les échelles. Une accumulation de petits objets crée facilement du désordre visuel. Un seul élément volontairement surdimensionné (luminaire, œuvre, vase, motif ou végétal) peut au contraire structurer toute la pièce.

5.  Des courbes, des aspérités et une certaine idée de l’imperfection.

Les formes organiques restent omniprésentes : mobilier courbe, volumes arrondis, lignes irrégulières… Mais ce qui m’intéresse surtout est cette recherche d’une matière qui semble déjà avoir vécu. Bois fortement veinés, surfaces accidentées, aspérités, décalages, irrégularités volontaires : tout ne cherche plus à être parfaitement lisse, droit et calibré.

Comme si le temps avait déjà imprimé son passage sur les objets et les matières.

La perfection se trouve parfois précisément dans ces petits détails imparfaits qui empêchent un intérieur de devenir figé.


Comment l’adopter ? Inutile de transformer toutes vos cloisons en courbes. L’intérêt vient justement du contraste : une table organique dans une pièce très orthogonale, un bois fortement veiné contre une pierre lisse, une céramique irrégulière derrière un meuble aux lignes droites. Cherchez moins à assortir et davantage à faire dialoguer les différences.

Conclusion : le nouveau luxe, c’est la singularité, dixit ton architecte.

S’il fallait résumer Maison&Objet septembre 2026 en une idée, ce serait probablement celle-ci : on veut à nouveau des intérieurs avec une identité. Plus de couleurs, davantage de matières, des végétaux spectaculaires, des textiles qui deviennent architecture, des objets surdimensionnés et des formes imparfaites. Mais cela ne signifie pas qu’il faille tout appliquer chez soi. C’est même exactement l’inverse. Le rôle d’un architecte n’est pas de reproduire les tendances aperçues sur un salon. C’est de savoir les filtrer, les adapter à un lieu et les intégrer dans une composition cohérente avec son architecture, sa lumière et ceux qui l’habitent. Parce que la tendance la plus intéressante de cette rentrée est peut-être finalement celle-ci : avoir un intérieur qui ne ressemble pas à celui des autres.

Neutre is boring. La singularité, elle, ne se démode pas.


Vous avez un projet de rénovation ou d’architecture à Angers ? Atelier Hors-Série, architecte à Angers, vous accompagne pour imaginer un projet singulier et cohérent, pensé dans ses moindres détails : de l’architecture aux couleurs, des matériaux au mobilier.

 
 
 

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Hélène Szereda Architecte D.E. H .M.O.N.P. à Angers inscrite depuis le 12/02/2021 au Tableau de l’Ordre des architectes de la région Pays-de-la-Loire, France, sous le n° d’Ordre 088414 |Exercice en libéral depuis le 12/02/2021, à l’adresse professionnelle , Weforge / 25, rue Lenepveu, 49100 Angers |Bénéficiant du statut "Entrepreneur individuel" depuis le 15/05/2022 et ayant la dénomination sociale suivante : EI HELENE SZEREDA / SIRET 829588136 00046  /  TVA FR 15829588136|ce mode d’exercice autorise le port du titre d’architecte et permet de réaliser des missions de conception et de maîtrise d’œuvre en son nom propre |contact@atelierhors-serie.fr / 06 95 50 65 27

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